Jeudi 23 juillet 2009 à 17:40

http://www.musiqueradio.com/photos/news/2009/marilyn-manson-the-high-end-of-low.jpg
* 01. « Devour »
* 02. « Pretty As A Swastika »
* 03. « Leave A Scar »
* 04. « Four Rusted Horses »
* 05. « Arma-goddamn-motherfuckin-geddon »
* 06. « Blank And White »
* 07. « Running To The Edge Of The World »
* 08. « I Want To Kill You Like They Do In The Movies »
* 09. « WOW »
* 10. « Wight Spider »
* 11. « Unkillable Monster »
* 12. « We're From America »
* 13. « I Have To Look Up Just To See Hell »
* 14. « Into The Fire »
* 15. « 15 »


Genre : Indus dérivant vers le goth, avec des airs de country

Encore une fois, il était attendu au tournant, le Marilyn. Après l’échec cuisant de son « Eat Me, Drink Me », qui était pourtant son album le plus « humain », et le retour de l’ami Twiggy, on se demandait bien ce qu’allait nous pondre le Révérend, cette fois là.
Et bah bingo, encore un ovni. 

The High End Of Low est un album qui parle de la perte. La perte de l’amour, la perte de l’humanité dévoilée dans Eat Me, la perte d’une certaine forme d’espoir peut-être. Alors cette fois-ci, MM nous sort le grand jeu, comme quoi le monstre qui a fait trembler l’Amérique est de retour. Enfin, c’est l’intention. Dans les faits, ça reste quand même très loin d’un Holy Wood ou d’un Antechrist. Mais… ça ne manque pas de charme.
Devour, une intro qu’elle est pas mal, nous plonge directement dans le bain Mansonien, mais déjà, on sent un changement. Si la voix reste fidèle à elle-même, le son a changé. Volonté de changer d’atmosphère ou conséquence du remaniement de line-up ?

Le reste de l’album varie entre le bon et le bof. La voix de Manson passe à peu près par tous les états, de la balade dégoulinante Running To The Edge Of The World à l’énervement sur le refrain de Pretty As A Swastika. Musicalement, en revanche, c’est peut-être l’un de ses plus intéressants albums. On sent clairement que Manson veut s’essayer à des choses nouvelles pour lui, explorer certains chemins encore non empruntés.
Par exemple, la Country. Certes, on peut écarquiller les yeux en se demandant « s’que c’est qu’ce bin’s ?!», mais oui… Ecoutez donc Four Rusted Horses, vous comprendrez. Et mine de rien, ça passe pas mal du tout… C’est même un de mes préférées de l’album, en fait. Bon, certes, ça passe moyen en live, mais en album le courant passe.

Donc, a part explorer, que fait donc notre cher Révérend dans cet album ? Ha, oui, il voulait refaire trembler l’Amérique. We're From America est là pour ça… Riff rapide, paroles martelées (assez peu recherchées, certes), et refrain relativement violent. Comme au bon vieux temps, aurait-on envie de dire. Heureusement, ce n’est pas la seule piste du genre, parce qu’on commençait à se dire qu’on allait retomber dans une mélasse à la Eat Me…
Arma-goddamn-motherfuckin-geddon mérite d’être citée, aussi (mais qu’une fois, parce que putain de titre). Rappelle certainement l’époque Golden Age, mais reste dans l’idée de we’re from america : lyrics pas très fouillé mais martelés, mais des riffs entraînants. Bref, fait pour être un single, même si Manson dit le contraire. La qualité est là, même si le tout nous laisse relativement dubitatif.

On a aussi droit à plusieurs chansons non dénuées d’intérêt, même si on aura du mal à les garder dans ce Manson a fait de mieux. Riffs pas très violents, mais refrains bordéliques et hurlés dans la bonne vieille tradition Antechrist… Citons Blanck and WhitePretty As A Swastika.

Bon, serait temps de conclure, il se fait tard.

Avec cet album, MM nous embarque, encore une fois, dans un nouveau monde, confirmant son statut d’artiste parvenant à changer d’atmosphère à chaque album. Cette fois, nous voilà entraîné dans quelque chose qu’on n’arrive pas trop à situer, à moitié entre le délire malsain d’Antechrist, et la tristesse dégoulinante d’Eat Me… 

Ce qui est fort, par contre, c’est que malgré la disparité des chansons, puisqu’on passe bien d’un extrême à l’autre, c’est qu’on garde une ambiance cohérente. Malsaine, qui colle à la peau.

Bref, bien qu’il se soit quand même pas mal ca(l)mé par rapport à ses débuts, Manson fait peau neuve. Le public n’a pas aimé son côté humain, alors d’accord, servons leur ce qu’ils veulent : le monstre. Pas le même qu’Antechrist ni qu’Holy Wood, non, un nouveau. Plus sournois, moins brutal, plus calme, mais toujours aussi malsain… L’expérience qui parle ? Le jeune monstre des premiers albums est devenu un vieux monstre, qui sait qu’il ne sert à rien de se presser ou de trop aboyer, pour garder ses effets.
Le rendu, s’il est intéressant, notamment musicalement, est loin de la rage qui a fait la réputation du Révérend. L’album n’est pas à jeter, et on dirait que Manson en a encore un peu dans le ventre… La question finale, est donc : « qu’est ce qu’il va bien pouvoir nous pondre, la prochaine fois ? » Qui va-t-il étouffer dans l’œuf, l’humain ou le monstre ?



Note : 6/10
A écouter : l'album entier, au moins une fois pour voir l'ambiance.
Les chansons sont tellement diverses qu'on ne peut se faire un avis sur tout l'album en en écoutant qu'une ou deux...
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Jeudi 23 juillet 2009 à 9:45

 Ils ont encore frappé !
Mais qui donc ? Les "conservateurs", auto-proclamés super-héros de la foi chrétienne et des bonnes moeurs.
http://e-deo.typepad.fr/.a/6a01156fa733b9970c01157115fe14970c-800wiImage tirée de leur blog...
Hou, ils sont sûrs d'eux, quand même. Mais qui sont-ils ?
Ceux que j'appelerais volontier les extrémistes catholiques, ces gens qui se proclament "connectés au pays réel".
Ha vraiment ? Mais pourquoi, dans ce cas, prennent-ils des positions complètement anachroniques ? Ils se font les apôtres de l'obscurantisme religieux. Encore heureux, ils nous épargnent les contestatiosn scientifiques.

Leur dernière lubbie ? S'attaquer à la campagne de prévention sur les IST de la mairie de Paris (sisi, vous l'avez vu, "le meilleur ami de la femme/de l'homme"). rien de bien choquant, un brin d'humour, le tout sur un fond classique mais ho combien essentiel, le fameux "sortez couvert" !
Qu'y voit-ils, ces zigotos en robe de bure ? Une atteinte à la pudeur, une apologie des comportements à risque, et surtout, la promotion de l'homosexualité, qu'ils considèrent comme un comportement déviant ! 

Et ce n'est pas tout ! Ils sont évidemment contre l'avortement, et même anti-culturels ! J'en veux pour preuve leur opposition farouche au Hellfest, qu'ils considère comme une apologie du satanisme, une atteinte aux bonnes moeurs, et j'en passe. Mais dites moi, votre église de Clisson est-elle brûlée chaque année, fin juin ? Non ? Alors même que 60 000 metalleux (comprendre "satanistes") traînent dans vos rues ? Aucune jeune fille vierge ne disparait pour être sacrifiée à la pleine lune au milieu d'un pentacle ? Aucune dégradation des lieux de culte, des magasins, tout se fait dans les respect. Valeur que vous semblez avoir oublié, alors même que la tolérance est l'un des maîtres mots de la chrétienté (avec le pardon).

Et c'est qu'ils n'y vont pas avec le dos de la cuillère, les curetons. Leur méthode ? Rien d'autre que la SPAM ! Mail et courrier types, envoyés en masse par les troupeaux de moutons qui suivent leur clergé obscurantiste dans une croisade contre des choses qu'ils ne comprennent pas !
Est-on encore au moyen-âge ? Faut-il combattre tout ce que l'on ne comprends pas ? Brûler les sorcières, les prostituées, les gens d'une autre croyance ? Mais dans quel monde vous vivez, les enfants ? Sortez un peu de vos églises !

Et le pire, c'est que ça marche ! Ils ont réussi à retirer le sponsoring de Coca-Cola du Hellfest. Un comble, quand on sait que la communauté métal est l'une des plus grosse communauté mondiale musicale, représentante d'une culture à part entière partagée par des millions de personne ?

Mais pourquoi tant de haine ? Peut-être ces conservateurs, ayant peur que la foi catholique ne continue à régresser jusqu'à disparaitre dans les oubliettes de l'histoire, se disent "tiens, on va faire comme le voisin" et se basent sur les terroriste islamistes pour promouvoir leur religion ?
A quand les curés suicide et les calotes piégées ? Heureusement que la religion catholique est non violente... Ha, pardon, c'est vrai que les mots "croisades", "hérétiques", "science" et "inconnu" donnent le droit de pourfendre son prochain au nom du bien commun. Ils voudraient nous ramener 500 ans en arrière, avant les droits de l'homme, quand le clergé seul dirigeait les conscience du peuple ("je suis le berger qui guide mon troupeau (de moutons)", ça ne vous dis rien ?) et avait plus de puissance que les rois eux-mêmes. Quand ils pouvaient s'enrichir sur le dos des paysans, vivre dans le faste et le luxe au nom de la grandeur de Dieu, dicter tout et n'importe quoi pour justifier de leur toute puissance et de leur controle ("la terre est plate !"). 

Mais on ne vous a rien demandé, nom de D... Ho, pardon, nom d'une pipe ! (à moins que ce ne soit vulgaire ?)
On n'est pas des néo-nazis qui vont profaner des cimetierres, brûler des mosquées ! On ne va pas piller des églises !
On veut simplement vivre en paix, écouter la musique que l'on aime, faire l'amour et profiter de la vie, tout simplement ! A force de dédier la votre à Dieu, vous avez oublié ce que c'était, peut-être ? A force d'aller à l'Eglise, vous avez peut-être oublié que le monde a changé ces derniers siècles ? La libération des moeurs, la liberté de la femme, la liberté sexuelle, la liberté de penser,  les droits de l'homme et de la femme, quoi. Ha, pardon, j'utilise trop le mot liberté, ce doit être un blasphème, vu ce que vous racontez.


Je trouve que pour des gens prétendumment "connectés au pays réel", vous êtes drôlement à côté de vos soutanes, messieurs les catholiques.
(voir leur blog)


PS : qu'on soit clair avant que les critiques ne pleuvent : je ne fustige pas la religion, simplement l'extrémisme dont font preuve les étroits d'esprit.


 
 
 

Samedi 18 avril 2009 à 17:23


En avion, une musique douce dans les oreilles. A travers les hublots mon regard porte loin, loin sur la magnifique mer de nuage ensoleillé qui s’étend sous le ventre de l’avion. Le doux ronronnement le berce à travers la musique qui sort es écouteurs, me plongeant dans une ambiance que moi seul entend.

Envie de liberté, envie de partir loin et de ne plus ressentir le stress, la chape de plomb qu’est l’ambiance Parisienne. Tout faire, aller vite, tout le temps, comme si dormir n’était qu’une perte de temps, un luxe. Envie de ne plus se soucier de tout cela : études, avenir, argent, logement…

Comme si tout cela n’avait plus aucune importance, à plusieurs kilomètres du sol, si haut que je ne distingue même plus la vie au dessous. Comme si tout avait disparu, que la terre était redevenue la vierge des premiers jours. Celle que nous avons tant gâché par nos actes idiots, notre mode de vie déluré et égoïste.

Pas envie de retrouver la puanteur, le bruit et la sueur du métro, du RER, de Paris. Ici, tout est calme, tout est pur, blanc et cotonneux comme un immense matelas ensoleillé fait pour s’y allonger toute l’éternité durant.

Je suis si fatigué… Encore une année passé en un éclair, au rythme effréné de Paris, du métro boulot dodo alcoolo, alors qu’il ne reste au grand maximum qu’une vingtaine de jours de cours. Une année de plus, fondue comme une glace laissée au soleil. Comme si la vie entière devait filer à une telle vitesse, comme si jamais nous n’avions le temps de nous reposer.

Heureusement, il y avait toi, pour occuper mon cœur, mes nuits et mes rêves. Pour me rendre heureux à travers toute cette agitation, pour me faire prendre le temps d’aimer et de profiter.  J’aimerais m’envoler avec toi vers les cieux, sous ce soleil magnifique, sur les ailes de notre bonheur, vers une destination inconnue… Tout lâcher, repartir de zéro, comme si rien ne nous rattachait au sol, à nos petites vies. Comme si rien de tout ça n’avait la moindre importance.

Comme si tout pouvait repartir de zéro, comme si l’humanité pouvait réaliser le mal qu’elle fait, comme si il être heureux, insouciant et en sécurité avait jamais été possible pour qui que ce soit…

Les turbulences s’emparent de l’avion. Nous plongeons dans les nuages, et je dis au revoir au soleil, car c’est la pluie qui m’accueille à Paris…

 

 

 

Peps’ – Liberta
Noir désir – le vent nous portera
Renan Luce – La Lettre
Zazie – Je suis un Homme

Samedi 28 février 2009 à 2:36

"Que pouvaient-elles savoir de tout ça ? Elles ne comprendraient jamais à quel point la sexualité masculine était au-delà de tout contrôle.

Pendant un instant, il sentit vibrer en lui le rugissement de rage profonde, primordiale, celui des patiarches de l'Ancien Testament qui haïssaient les femmes pour leur pouvoir d'offrir et de refuser la gratification sexuelle ; le pouvoir d'exciter et de renier; de manipuler et d'humilier ; celui de la honte et de la condamnation."



Graham Joyce, Requiem

Mercredi 3 décembre 2008 à 2:37

Damoclès. Un nom que tout le monde connait, sans pour autant en savoir la source. Damoclès... C'est l'impression que j'ai, là, maintenant. J'ai la sensation d'une épée, qui pend au dessus de chaque tête. Des choses que je ne soupçonnait pas, assénées ainsi, qui font mal. Qui font que l'on voit les gens différemment, d'une certaine manière. Lorsque l'on sait, comment peut-il en être autrement ?

Nous cachons tous des secrets, des choses à propos de nos vies. Des choses qui nous ont construite souvent, détruite parfois, ou qui planent encore, qui peuvent surgir à n'importe quel moment. Des maux insoupçonnables, dont on ne peut tout simplement pas avoir idée si on ne les apprend pas de vive voix. Je ne suis même pas sur que j'aurais pu les croire si je les avait lues. Comment peut-on cacher ce genre de choses ? Comment peut-on vivre avec ? ça me dépasse complètement. et d'un autre côté, je me dis... Comment faire autrement ? Je ne peux même pas imaginer me mettre à la place de vous. Car oui, c'est à vous que je parle, vous dont je ne citerais pas le nom, vous dont je connais des choses que vous ne partagez qu'avec vos plus proches. Parce qu'après tout, vous avez besoin de vous en épencher, et c'est bien normal. Après tout, nous sommes là pour ça, et ceci est une chose importante, que vous vous devez de réaliser.

En arrivant à Paris, avec nous, vous commencez une nouvelle vie. Vous ne devenez pas de nouvelles personnes, non, vous restez lesmêmes. Ce sont les choses, les gens autour de vous qui changent. Qui se renouvellent complètement. Sans avoir connu le centième des problèmes auxquels vous avez pu être confontrés, je connais cette chance, même si je n'ai jamais vraiment eu besoin de l'utiliser.

J'ai souvent déménagé, souvent changé d'entourage, de ville, d'établissement scolaire.
Chaque fois, c'était un nouveau départs : de nouveaux amis, de nouvelles connaissances, de nouveaux codes.

Ceci est une chance, et vous en avez une encore plus grande, c'est celle de faire partie de notre cercle. Nous passons aux yeux extérieurs pour une bande de branleurs alcooliques... Certes, ce n'est pas si loin de la vérité. Mais avant tout, nous sommes une bande d'amis, une équipe, soudés à travers bons et mauvais pas. Nous ne jugeons pas. Nous apprenons simplement à vous connaître au fur et à mesure, au jour le jour, tel que vous vous montrez. Nous ne cherchons pas à savoir, à vous juger sur votre passé. Tout le monde s'en fout, de votre passé.

En arrivant chez nous, vous changez de vie. vous remettez les compteurs à zéro : tout ce que vous connaissez, dans votre entourage, n'existe pas pour nous. Nous ne connaissons de vous que ce que vous voulez bien montrer, et c'est souvent bien peu. Vous êtes de nouvelles personnes, vous muez pour devenir des adultes. Votre passé vous a construit, et c'est votre chance de pouvoir vous en servir dans un nouvel environnement, pour ne pas faire les mêmes erreurs, ne pas revivre les échecs du passé.

Votre futur, vous le construisez avec nous. Mais ce que nous sommes, avant tout, c'est votre présent.

Nous sommes là, pour vous. Une bande de joyeux alcooliques, mais avant tout d'amis, là pour vous supporter, vous soutenir, à travers toutes vos épreuves. Vous n'avez pas besoin de tout nous dire. Pas besoin de tout nous expliquer. Nous ne le montrons pas forcémment. Mais... Nous serons là si vous avez besoin d'en parler. Nous serons là si vous craquez. Nous serons là pour rattraper, ou du moins retenir, l'épée si elle tombe.... Nous serons là... Parce que nous vous aimons.

Sachez-le, et n'ayez pas peur d'en user...



MM - If I Was Your vampire
Mozart - introitus
Mozart - Kyrie
Mozart - Dies irae
Mozart - Tuba Mirum
Mozart - Rex Tremendae

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